Les fourmis dans mes jambes.

C’est drôle comment une table de montage peut nous donner l’impression de piétiner. Personnellement, après une heure devant l’écran, j’ai envie de tout: faire des muffins, acheter des tonnes de vêtements, laver le plancher en buvant l’apéro avec tous les voisins et pourquoi pas en plus, faire une randonnée à vélo. Ça c’est bon a pour la santé du coeur. C’est mieux que du montage, en tout cas.

Le rythme a changé depuis que notre avion a atterri il y a deux mois… C’est long de regarder image par image  ce que l’on a tourné sans reprendre notre souffle pendant cinq semaines. Et pourtant, même si ça c’est long, l’été passe si vite. Quand accouchera-t-on? Ça m’enrage des fois, ça me donne le vertige à d’autres moments, ça m’exalte souvent. On a soixante minutes à construire en image et en sons.

Autant dire un Everest à reconstituer en pertinence et en cohérence. J’ai autant envie de dire «pitiééé» que de dire «on va vous montrer qu’on sait le faire».

Heureusement que David est plus stable que moi. Et chaque jour il me le répète: même si on est scotché à nos chaises d’ordinateur pas très ergonomiques, ça roule vite dans nos têtes. Notre travail de moine se déploiera bientôt et on sera content malgré tout de cet été passé sans presque voir le soleil.