Notre «scénario-to-do-list»

Notre «scénario-to-do-list»


«Ceux qui sont en premier plan doivent aider ceux qui sont en arrière plan. C’est comme ça que ça fonctionne sinon on ne peut pas dire que ça vaut d’être une société.»
Les mots de Carine, une femme qui travaille dans la rénovation de voitures anciennes et qui donne de son temps dans un atelier de céramique pour personnes seules.

«Ceux qui sont en premier plan doivent aider ceux qui sont en arrière plan.
C’est comme ça que ça fonctionne sinon on ne peut pas dire que ça vaut d’être une société.»

Les mots de Carine, une femme qui travaille dans la rénovation de voitures anciennes et qui donne de son temps dans un atelier de céramique pour personnes seules.


Lentement mais sûrement, le projet avance!
Nous sommes rendus à 15 profils de montés.
Aujourd’hui, on se balade dans le quartier Nord…

Lentement mais sûrement, le projet avance!

Nous sommes rendus à 15 profils de montés.

Aujourd’hui, on se balade dans le quartier Nord…


Les fourmis dans mes jambes.

C’est drôle comment une table de montage peut nous donner l’impression de piétiner. Personnellement, après une heure devant l’écran, j’ai envie de tout: faire des muffins, acheter des tonnes de vêtements, laver le plancher en buvant l’apéro avec tous les voisins et pourquoi pas en plus, faire une randonnée à vélo. Ça c’est bon a pour la santé du coeur. C’est mieux que du montage, en tout cas.

Le rythme a changé depuis que notre avion a atterri il y a deux mois… C’est long de regarder image par image  ce que l’on a tourné sans reprendre notre souffle pendant cinq semaines. Et pourtant, même si ça c’est long, l’été passe si vite. Quand accouchera-t-on? Ça m’enrage des fois, ça me donne le vertige à d’autres moments, ça m’exalte souvent. On a soixante minutes à construire en image et en sons.

Autant dire un Everest à reconstituer en pertinence et en cohérence. J’ai autant envie de dire «pitiééé» que de dire «on va vous montrer qu’on sait le faire».

Heureusement que David est plus stable que moi. Et chaque jour il me le répète: même si on est scotché à nos chaises d’ordinateur pas très ergonomiques, ça roule vite dans nos têtes. Notre travail de moine se déploiera bientôt et on sera content malgré tout de cet été passé sans presque voir le soleil.


Ces jours-ci, on monte un des profils les plus forts du film. Zak, un gars qui a grandi dans les Marolles et qui nous parle de son quartier et de l’immeuble où il a grandi, à deux pas d’une gare où passaient des trains de marchandises à toutes heures du jour.

Ces jours-ci, on monte un des profils les plus forts du film. Zak, un gars qui a grandi dans les Marolles et qui nous parle de son quartier et de l’immeuble où il a grandi, à deux pas d’une gare où passaient des trains de marchandises à toutes heures du jour.


On ne donne plus de nouvelles sur le projet. C’est parce qu’on est occupé!
Le montage avance lentement mais sûrement. On en est à 8 profils de prêts.
Voici en attendant une image du plus grand importateur de dattes en Belgique, Mechbal!

On ne donne plus de nouvelles sur le projet. C’est parce qu’on est occupé!

Le montage avance lentement mais sûrement. On en est à 8 profils de prêts.

Voici en attendant une image du plus grand importateur de dattes en Belgique, Mechbal!


Bon… on entame la phase deux du projet. 

On deviendra bien vite des bibites de montage… pour ramasser tous ces profils et d’en faire un film. Oui, on se donne le défi de créer un documentaire de 60 minutes, aussi pertinent, cohérent et ma foi, intéressant que possible. Nous ne doutons pas de l’ampleur du travail à venir.

Si bien des choses restent vagues à ce stade-ci, on peut quand même déjà vous donner une croquée de la bande-son.

En effet, Bruxelles: profil à emporter sera ponctué par la musique du groupe East Road.

Pour rencontrer East Road , retournez ici dans le grenier de Suivez-la-musique. Un charmant vidéo signé Claudia Vachon et David Dufresne-Denis.


Le temps des «back-ups»

Pendant que je fais un back-up des quelques 200 gigas de footage, j’en profite pour écrire mon premier post sur ce blogue.

La première étape de notre projet est terminée. Nous sommes rentrés chez nous, nous revenons au Québec, dans son climat tropical avec des saveurs de casseroles et de gouvernements de vieux croûtons.

Le montage débutera sous peu et ça donnera quelque chose dont on ne saurait encore dire l’allure. Nous avons rencontré près de 40 personnes ou groupes de personnes qui ont su nous en apprendre sur eux, sur leur ville et même un peu sur nous-mêmes.

Il y a 7 semaines (6 dans le cas de Caro), je débarquais à Bruxelles pour y faire un kabaret Kino et y faire un max de rencontres qui allaient me changer. Nous étions encouragés dans nos démarches et dans notre projet… mais aussi mis en garde par certains qui nous disaient, de manière explicite ou non, qu’ils n’y croyaient pas. Il allait falloir nous prouver.

Aujourd’hui, je regarde le mois que je viens de passer, serein et satisfait.

Nous avons FAIT quelque chose et nous le finirons.

Il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Nous avons consolidé toutes nos énergies pour appartenir à la seconde catégorie.

Ceux qui parlent ne disent malheureusement rien. Nous avons bien fait de ne pas trop vous écouter et de foncer.

Avec rien, nous avons fait.

Enfin, pas tout à fait «avec rien». 

Il y a ceux qui nous ont aidés.

À ceux-là, merci.

Marie-Christine, Damien, Romain et vos colocs, merci. Sachez qu’il y a un lit pour vous, chez nous, n’importe quand. On vous attend.

À ceux qui nous ont prêté, donné, nourris, emmené, apporté, conduit, présenté, merci. J’espère que vous saurez vous reconnaitre.

À ceux qui nous ont confié leur vie, en paroles et en images, merci. Vous faites de nous de meilleures personnes. Si faire des portraits vidéos n’a rien d’original à l’heure des caméras-photos full HD et des Iphones, vous rendez notre projet original par vos mots… votre intégrité. Vous nous avez laissé capter vos vies à notre manière.

À bientôt… non peut-être!

David

38 profils dans les poches, on reprend nos clics et nos clacs. C’est bizarre de repartir le coeur plein à craquer de vous tous.

Mon calcul
Bien sûr, dans le cadre de notre travail documentaire, on ne pouvait pas passer à côté d’un séjour en hôpital bruxellois.

C’est culturel, que voulez-vous! Moi, Caroline Roy-Element, j’ai donc donné mon corps au cinéma en m’auto-fabricant deux magnifiques pierres au rein droit. Magnifico!

Dommage de ne pas pouvoir transmettre à l’image cette sensation d’un ballon de football qui vous explose dans le bas ventre. Et surtout, comment raconter cette merveilleuse ballade en ambulance sur le pavé inégal des rues, au milieu de la folle circulation de 16h00!

Alors, tout ça pour dire qu’on a laissé passer le motton pendant quelques jours à l’hôpital et que l’on garde le sourire… et ce bel accent québécois qui charme tout le personnel.
Tout va bien, je sors demain!

Mon calcul


Bien sûr, dans le cadre de notre travail documentaire, on ne pouvait pas passer à côté d’un séjour en hôpital bruxellois.

C’est culturel, que voulez-vous! Moi, Caroline Roy-Element, j’ai donc donné mon corps au cinéma en m’auto-fabricant deux magnifiques pierres au rein droit. Magnifico!

Dommage de ne pas pouvoir transmettre à l’image cette sensation d’un ballon de football qui vous explose dans le bas ventre. Et surtout, comment raconter cette merveilleuse ballade en ambulance sur le pavé inégal des rues, au milieu de la folle circulation de 16h00!

Alors, tout ça pour dire qu’on a laissé passer le motton pendant quelques jours à l’hôpital et que l’on garde le sourire… et ce bel accent québécois qui charme tout le personnel.

Tout va bien, je sors demain!


En même temps qu’on se creusait les méninges à trouver un titre jeudi soir, on s’est amusé à monter une petite bande-annonce pour la soirée Kino (b) du lendemain.

Le titre choisi est donc

«Bruxelles: profils à emporter»

!

!

!


Ce soir, on cherche un titre.

On s’est infiltré à la Place du Jeu de Balles… On s’est trouvé une place à nous parmi les babioles.

On s’est infiltré à la Place du Jeu de Balles… On s’est trouvé une place à nous parmi les babioles.


À la Place Louis-Morichar, nous avons joué à la pétanque avec quelques français-kinoïtes-exilés.

La Jupiler aiguise les faux accents marseillais. Ça fait bien rire.

C’était notre pause dans St-Gilles, avant de retourner à Schaerbeek- 30 minutes dans le tram 92, où je cogne des clous sur l’épaule à David… En face du Parc Josaphat et de ses pelouses recouvertes d’enfants et de mamans, on a élu domicile temporaire. 

Les nomades ont un peu moins l’adrénaline dans le plafond. David me dit: «Je pense que j’suis fatiké.» 


C’était un peu venteux à Watermael-Boitsfort.

C’était un peu venteux à Watermael-Boitsfort.